Quand la finesse frôle l’indécence (et la protubérance, le burlesque)
Voici enfin le smartphone que personne n’attendait mais que tout le monde verra arriver de loin : le DésHONOR Ultra Pro Cam, officiellement l’appareil le plus fin du marché, officieusement une arme de construction massive destinée à remodeler vos cuisses, votre mobilier… et votre patience. 😅
Car oui, ce petit bijou d’ingénierie minimaliste — 2,4 mm d’épaisseur pour le châssis — abrite un bloc photo de 5,1 cm, une excroissance si imposante qu’elle possède son propre microclimat (brume matinale optionnelle). L’ensemble ressemble à un terrain de camping équipé d’un bunker photo posé dessus.
Mais marketing oblige : ceci n’est pas un défaut… c’est une fonction.
Le bloc photo de 5,1 cm : technologie, ego et haltérophilie
Une caméra Ultra Pro Cam 300MP (et un abonnement chez l’ostéopathe)
Avec son système à 6 objectifs, cette bosse en acier brossé dépasse tellement que les ingénieurs ont hésité à lui ajouter un parachute.
Résultat : chaque prise en main transforme votre quadriceps en Jean-Claude Van Damme. Veuillez noter que :
- le smartphone fait travailler l’équilibre,
- le bloc photo fait travailler la douleur,
- l’ensemble fait travailler votre mutuelle.
💪 Bonus non communiqué par la marque : hypertrophie du quadriceps en 7 jours chrono (résultats variables selon le courage).
Tous les usages absurdes mais totalement “officiels” du DésHONOR Ultra Pro Cam
Le mode chevalet naturel (adieu supports coûteux)
Grâce à sa bosse photo, le téléphone peut tenir verticalement comme un chevalet, parfait pour :
- regarder des tutoriels de cuisine sans les mains,
- exposer vos photos « artistiques » (ou vos courses non payées),
- projeter votre ombre en plein soleil (oui, elle est grande).
Un smartphone qui s’auto-soutient : enfin un appareil avec un ego à sa hauteur.
Le mode toupille : un spinner pour adultes fatigués 🌀
En le posant sur le dos, la bosse agit comme un pivot central.
Un léger coup et hop : le téléphone tourne, tourbillonne, pirouette comme un danseur étoile sous caféine.
Idéal pour :
- décider où aller manger (version digitale de la bouteille qui tourne),
- distraire un chat qui s’ennuie,
- simuler un séisme de bureau de magnitude 3.2.
Le mode cale-porte de luxe 🚪
Le bloc photo, dense et lourd comme un lingot suisse, peut maintenir n’importe quelle porte ouverte.
Les ingénieurs affirment que ce n’était pas prévu, mais qu’ils ont décidé de l’ajouter dans les “fonctionnalités marketing premium”.
(À quand la certification « mobilier multifonction » ?)
Le mode trépied inversé : la stabilité… vers le chaos
L’épaisseur disproportionnée permet d’obtenir un angle de prise de vue exactement non souhaité.
Quand vous croyez capturer un paysage :
→ Vous capturez votre menton.
Quand vous croyez filmer votre chien :
→ Vous filmez le plafond.
Le premier smartphone qui change votre perspective… malgré vous.
Le mode leveling-jauge : l’esprit du bricolage 🛠
Grâce à son déséquilibre latéral précis, le téléphone devient une bulle de niveau organique.
Posez-le :
Si le bloc photo touche la table → votre surface penche.
Si le bloc photo ne touche pas → vous penchez vous-même (ouvrez une fenêtre).
Particulièrement apprécié par :
- les menuisiers amateurs,
- les architectes approximatifs,
- les gens qui disent “c’est droit” alors que ça ne l’est jamais.
Un téléphone qui améliore la posture (par la terreur)
En glissant dans une poche, le bloc photo crée une telle tension sur la couture qu’il force l’utilisateur à :
- marcher bien droit,
- éviter de s’asseoir,
- réfléchir à ses choix de vie.
Ça s’appelle du coaching postural agressif.
Le mode haltère connecté 📱🏋️
5.1 cm de métal massif… c’est un poids léger mais constant.
Au bout de trois jours :
- vos biceps disent merci,
- vos poignets disent stop,
- votre kiné dit « à demain ».
Le premier smartphone vendu avec un programme fitness involontaire.
Le mode “anti-vol naturel”
Essayez de le voler…
Le bloc photo s’accroche, se coince, s’emmêle dans les poches comme un hameçon de pêche industrielle.
Résultat : 94 % des tentatives de vol se terminent par une négociation gênante :
“Désolé monsieur, je pensais pouvoir l’embarquer, mais non.”
Pourquoi acheter le DésHONOR Ultra Pro Cam ?
Parce qu’un smartphone doit faire plus que téléphoner
Soyons honnêtes : tout le monde fait des smartphones fins.
Mais qui ose faire un smartphone fin et paradoxalement aussi volumineux qu’une boîte de sardines premium sur un seul côté ?
La marque revendique cette contradiction comme un art :
- esthétique asymétrique
- ergonomie acrobatique
- design dadaïste involontaire
Bref, un téléphone qui crée sa propre philosophie :
La finesse n’a de sens que si elle est ruinée par un détail beaucoup trop gros.
Parce qu’il fait parler de lui
Dans un monde saturé d’objets lisses et anonymes, le DésHONOR Ultra Pro Cam devient :
- une conversation ambulante,
- un sujet de débat public,
- une œuvre moderne de “prototypisme brutaliste”.
À tel point qu’un musée d’art contemporain envisage déjà de l’exposer (dans la catégorie “erreur industrielle devenue tendance”).
Conclusion
Le DésHONOR Ultra Pro Cam n’est pas qu’un smartphone.
C’est une expérience physique, esthétique, philosophique et parfois traumatique.
Il bouscule les conventions, rééduque les quadriceps, déstabilise les tables et remet en question l’équilibre du monde (et du téléphone lui-même).
Et surtout, il prouve une fois de plus que dans la tech moderne :
si ça dépasse, ça se vend.
